la rivière et son secret

Publié le par Margotte

 

Pékin, 1969. Zhu Xiao Mei est un être de 'mauvaise origine' ; traduisez : elle appartient à une famille bourgeoise de cultivés. Une tare d'autant plus lourde à porter pour la jeune fille qui a un don précoce pour le piano. Normal, par conséquent, qu'elle soit envoyée en camp de rééducation par les autorités de la Chine communiste. Frontière de la Mongolie, 1974. Xiao-Mei est devenue une machine à obéir et à dénoncer. Mais un jour, elle trouve dans le camp un vieil accordéon et l'espoir renaît : elle se jure qu'elle rejouera du piano, envers et contre tout. Il faudra encore dix ans d'obstination à la jeune femme pour pouvoir pratiquer ce qui est depuis toujours son vrai métier. De Pékin à Paris, des camps de rééducation aux salles de concert, de Mao à Bach, le calvaire et la renaissance d'une artiste.


j'ai découvert cette pianiste chinoise aux folles journées de Nantes consacrées à Schubert  en janvier 2008. en bis, elle a joué Bach. j'ai été très touchée par son interprétation. Comme le grand pianiste Brendel, elle entre en scène sans aucun artifice, s'installe au piano et joue. pas de grands gestes mais un touché... à la fin de la pièce, elle a réussi à faire en sorte que les spectateurs laissent un temps de silence avant d'applaudir et ça j'y suis très sensible. j'aime particulièrement  le silence juste après la dernière note.
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