le "on" de Heidegger

Publié le par Margotte

Martin Heidegger, né le 26 septembre 1889 et mort le 26 mai 1976, est un philosophe allemand. Il est considéré comme l'un des philosophes les plus influents du XXè siècle.

Les efforts principaux de Heidegger portent sur la métaphysique traditionnelle, qu'il interprète et critique d'un point de vue phénoménologique, herméneutique et ontologique. D'abord disciple d'Edmund Husserl, il s'achemina rapidement vers la question de l'être. Auteur d'Être et Temps (Sein und Zeit), sa démarche a notablement influencé la pensée contemporaine, notamment la philosophie existentialiste et la phénoménologie, les philosophes français des années 1970, les herméneutes allemands, ainsi que d'autres sciences humaines (par exemple l'herméneutique, la théologie et la psychanalyse).

"On naît, on vit, on aime, on travaille, on meurt... autant de manières de pointer les moments de notre existence quotidienne et, somme toute, assez banale.
nous pouvons dire cela de chacun d'entre nous mais en utilisant le "ON", nous ne faisons que désigner l'être anonyme que nous sommes d'emblée.
n'avons-nous donc jamais d'existence authentique ?"

"l'existence authentique
ce qui nous intéresse, ce sont les objets tels qu'ils nous sont présents, tels que nous pouvons les manipuler. Par ailleurs, le participe présent du verbe être est "étant". Heidegger nous dit ainsi que nous nous intéressons aux "étants" et plus à l'être, aux objets tels que nous pouvons les utiliser. Nous ne nous demandons plus pourquoi il y a ces objets. Nous avons oublié l'être. Il faut donc revenir à la question de l'être, s'étonner qu'il y ait de l'être plutôt que rien et ne plus vivre dans la banalité quotidienne. Car s'il y a bien un être capable de sétonner c'est l'homme.
Et l'homme a cette particularité qu'il se sait mortel. Dès lors, au lieu de se plonger dans la banalité du "on", l'homme doit assumer son destin et ne pas se dérober, vivre de manière authentique.
Ne pas angoisser et nous affairer au point de n'avoir plus une minute à soi.
C'est en ce sens que la mort - l'horizon de la mort - engage nos choix de vie et met à l'épreuve notre liberté.

habiter le monde
il y a donc différentes manières d'être au monde. le rapport technique en est un, mais il nous rend incapables de donner un sens à l'existence.
Nous ne parlons que mondialisation, uniformisation, de course aux profits... mais nous ne pouvons pas nous contenter d'exploiter le monde, nous pouvons aussi l'habiter, être à son écoute et non vouloir le maîtriser, ne pas être des comptables et le dévoiler. Ce ne sont alors ni le technicien ni le scientifique qui en sont capables mais le poète."

extrait de l'Etudiant "les grandes questions de la philosophie"



Publié dans pensée du jour

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