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Publié le par Margotte

1830
le 5 décembre

Fantastique

Figure incontestée du romantisme, le compositeur français Hector Berlioz présente pour la première fois sa nouvelle oeuvre : 'Symphonie fantastique, épisode de la vie d'un artiste'. Les musiciens de la Société des concerts du conservatoire de Paris assurent la représentation sous la direction de Habeneck. Pour Berlioz le succès ne se fait pas attendre, la 'Symphonie fantastique' lui confère la reconnaissance officielle.



Voué à être médecin, Hector Berlioz tient tête à ses parents et entre au Conservatoire où il suit les cours de Lesueur et de Reicha. Sa première oeuvre, la 'Messe solennelle', est de grande envergure. Le compositeur se plaît à sortir des cadres, et crée des ouvrages aux orchestrations considérables, et notamment sa 'Symphonie fantastique' qui apparaît comme un chef d'oeuvre romantique de la littérature orchestrale. Il la compose après avoir rencontré l'actrice Harriet Smithson. Amoureux, passionné et déterminé, il parvient à l'épouser en 1833, mais ce mariage ne sera pas une réussite. Berlioz, qui est aussi critique et écrivain à ses heures, entreprend des tournées de concerts en Belgique, en Allemagne, à Prague et en Russie où il est vivement félicité (souvent plus qu'en France). Ses dernières grandes oeuvres à succès sont le 'Te Deum', 'L' Enfance du Christ' et 'Béatrice et Bénédicte' qu'il écrit en 1862, année de la mort de sa compagne Maria Recio, qu'il avait épousé en 1854. Il meurt quinze ans plus tard d'une congestion cérébrale.

Il est considéré comme l'un des plus grands représentants du romantisme européen, bien qu'il récusât le terme de « romantique » qui ne signifiait rien à ses yeux. Il se définissait en fait comme un compositeur classique. Sa musique eut la réputation de ne pas respecter les lois de l'harmonie, accusation qui ne résiste pas à une lecture approfondie de ses partitions. On y découvre, paradoxalement, que Berlioz respecte les fondements historiques de l'harmonie datant du XVIe siècle (règles régissant les mouvements contraires et conjoints), mais qu'il s'affranchit parfois des règles supplémentaires apparues plus tardivement et esthétiquement discutables (règles de modulation cadentielle entre autres).

mon commentaire : étonnant que Berlioz ait appelé cette oeuvre Symphonie car elle ressemble plus à un poëme symphonique : chacune de ses parties racontent, illustrent...

1- rêveries - passions : parle d'un musicien malade d'amour, l'amour ses joies ses mélancolies
2- le bal : il retrouve l'aimée au bal
3- scènes aux champs : parle de ses souvenirs d'enfance
4- la marche au supplice : il rêve qu'il a tué celle qu'il aimait
5- songe d'une nuit de sabbat : il se voit au sabbat au milieu de sorciers, d'ombres affreuses...

extrait : 5è mouvement http://www.youtube.com/watch?v=IrezpUWIY98&feature=related

Publié dans le coin musique

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